20 mai 2020 à 15h49

Déconfinement : un dispositif « objectif reprise » aide gratuitement les TPE-PME dans la reprise ou la poursuite de leur activité

Déconfinement : un dispositif « objectif reprise » aide gratuitement les TPE-PME dans la reprise ou la poursuite de leur activité

Depuis le 19 mai, les entreprises de moins de 250 salariés peuvent gratuitement bénéficier du dispositif « Objectif reprise » ayant pour but de sécuriser la reprise ou la poursuite de leur activité via un questionnaire de sensibilisation, des conseils et même un accompagnement adapté pour les entreprises en ayant besoin.

Par la rédaction Revue Fiduciaire

Soutien à la reprise ou à la poursuite de l’activité des entreprises de moins de 250 salariés

Le 19 mai 2020, ministère du Travail a lancé un dispositif intitulé « Objectif reprise » visant à sécuriser la reprise ou la poursuite de l’activité des TPE-PME post-confinement fragilisées par les difficultés rencontrées pour adapter leur organisation du travail à la reprise progressive des commandes, structurer les mesures de prévention, réguler les tensions internes post-confinement, ou encore soutenir le travail de management.

Ce dispositif gratuit, vise les entreprises de moins de 250 salariés. Il est financé par le Fonds Social Européen et déployé par le réseau Anact-Aract et les Direccte. Il mobilise principalement les solutions et les acteurs régionaux.

Les entreprises peuvent y accéder via deux sites internet (anact.fr/objectifreprise et travail-emploi.gouv.fr).

Trois modalités d’appui proposées en complément des dispositifs existant

Le dispositif « Objectif reprise » propose trois modalités d’appui :

  • une sensibilisation via un questionnaire en ligne anonyme (voir ci-dessous), permettant aux entreprises d’identifier leurs points forts et les axes de progrès en matière d’organisation, de prévention, et de relations sociales ;
  • l’accès à des modalités d’échanges et de conseils qui se matérialisent par l’orientation vers des solutions existantes, des échanges de pratiques en ligne, ou encore le contact avec un expert des conditions de travail pour les entreprises de plus de 11 salariés ;
  • un accompagnement adapté par des experts des conditions de travail associant le personnel via les élus, pour les entreprises ayant plus particulièrement besoin d’être soutenues et qui auront été préalablement identifiées selon des critères de priorité en région.

Les conseils et les appuis porteront surtout sur les questions de prévention, de ressources humaines, d’organisation du travail ou de management.

Ce dispositif vient en complément des dispositifs d’accompagnement déjà mis en place pour aider les entreprises à faire face aux difficultés provoquées par l’épidémie de Covid-19. On peut notamment citer :

  • les aides aux activités partielles,
  • les nombreuses fiches métier disponibles sur le site du ministère du Travail ;
  • les guides de branches,
  • le protocole de déconfinement.

Focus sur le questionnaire en ligne

Le ministère du Travail a mis en place deux questionnaires distincts selon la taille de l’entreprise : questionnaire pour les TPE jusqu’à 11 salariés et questionnaire pour les PME de 11 à 249 salariés.

L’entreprise, après avoir répondu à une série de questions permettant de déterminer sa situation, va ensuite bénéficier en quelques minutes d’un « diagnostic » indiquant :

  • les domaines dans lesquels un accompagnement est nécessaire ou non (pour les TPE : dialogue professionnel, gestion du personnel, organisation du travail, prévention, mieux travailler demain ; pour les PME : management, ressources humaines, organisation du travail, dialogue social, prévention, mieux travailler demain) ;
  • des recommandations par domaine expliquant pourquoi agir et ensuite comment agir de manière très concertée ;
  • les ressources et les contacts utiles (ministère du Travail, chambres des métiers, Direccte, etc.).

Par exemple, pour une entreprise de 30 salariés dans le secteur de l’information et de la communication implantée en Ile-de-France et dont l’activité avait été fortement diminuée qui a un faible score en matière de prévention, il sera conseillé :

  • de recueillir la parole des salariés sur l'organisation et les conditions de travail pour comprendre les éventuelles difficultés à respecter les mesures de prévention, d’éviter de stigmatiser les comportements individuels ;
  • de s’assurer que les salariés s’approprient les informations concernant les nouveaux gestes professionnels adaptés et l’utilisation des équipements de protection (actions de sensibilisation, et de formation, si besoin avec l’appui du Service de Santé au Travail) ;
  • de piloter la prévention en communiquant sur les actions décidées et réalisées ainsi que sur les rôles de chacun, d’actualiser le Document unique d’évaluation des risques.